17 févr. 2020


When all of the lights have gone out
And all of the strangers gone home
We sat here just you and I
Together no never alone...

Amy Wadge



 

10 févr. 2020




cette silhouette qui m’accompagne
corps perdu d’hiers retrouvés 

je me véhicule ici
vis ailleurs 

j’existe par là
me dirige au loin 

ces murmures qui en disent long
sur le silence nécessaire 

la meilleure façon de ne rien oublier
est d’apprendre par cœur  

automatisme de la pensée… respiration de l’avenir
comme on accumule les pas sans les penser 

comme on respire sans calculer le souffle
comme on aime naturellement / spontanément  

tout ce que je peux retenir de détails vains
des dates / des chiffres… des noms / des yeux 

à mesure que j’avance
nul-le ne recule 

seul un accident pourrait réduire ma mémoire
à la porosité malsaine du sable  

il avale tout mais n’ingère rien
on le touche mais rien ne le trouble 

moi… comme l’écume je m’écrase sur le sol
déborde de partout & disparaît dans le fond 

en emportant avec moi ce que je laisse 
en ne laissant pas grand-chose de ce que je contiens 

*
Vincent Motard-Avargues

**
photo / Santiago Pascual Buyé

12 mars 2019


De caillou en caillou
les fissures du temps
que la mousse comble

Nous enjambons la lumière
là où bruisse le silence

Il suffirait de peu
pour que nos peaux se touchent
il suffirait d’un cri d’oiseau
au-dessus de la mer
pour résoudre le bleu.

*
Matthieu Gosztola

6 mars 2019



En t'attendant je regarde ton visage absent
le soleil en souligne les traits 
l'ombre d'un oiseau l'efface un instant
( je compte les secondes qui nous séparent)
j'invente ton nom

 *
Jacques Ancet