Je t’ai aimé comme on aime la vie,

 enfin, après avoir été si longtemps persuadé que la vie ne nous a pas aimés

j’ai aimé, oui,

 grâce aux larmes d’une étoile qui – comme toute étoile – brillera après sa mort

la vie, la mort, tout cela n’a aucune importance,

 tant que règne l’enluminure des rêves, nageant dans tes larmes.


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Vincent Motard-Avargues

L’enluminure (extrait d'un travail en cours)


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ill. Bill Jacklin